Résumé du voyage : Paris – Kigbaevo, juillet 2007

Veronika Bulycheva

ma-peageot
En voiture Peugeot 106 diesel, accompagné de ma fille Mya et Rob Gehrke (musicien batteur, américain) en aller ..5.000 km. + 5.000 km. sur place et 5.000 km. retour, 1 mois en tout..

J’ai vécue pleins de choses…

La Biélorussie applique un visa de transite (ex. 180$ pour un citoyen américain !, 30E pour l’européen), En Ukraine les cigognes font leurs nids sur les poteaux électriques, En Allemagne l’électricité ce fait par le vent. Il existent des russes qui élèvent les pigeons voyageurs, les douaniers avec le cœur et les flics – mélomanes (un CD à la place d’une contravention). Les toilettes sont dans la nature au bords des routes, les aires sont familiales avec la cuisine du coin, soupes chaudes à tout moment.

Les routes en France sont incomparables !

Plus on va dans l’Est, moins on a le temps de regarder les panneaux, toute attention est fixé sur l’état du sol sur lequel sautent les roues. Le paysage habituel : belle nature avec vieux village traditionnelle qui entourent une construction imposante et moderne en briques rouges exprimant une forteresse. Les nouveaux russes expliquent que c’est plus difficile à mettre le feu.

Le chaos parfait ! Personnes n’est capable d’indiquer la direction d’une ville. Il n’y a pas de panneaux avec la limitation de vitesse, mais, par fois on en trouve en plein milieux de la foret sans qu’il y a son annulation. Par contre, les flics sont là de partout avec des radars à la main ! à ma question : – « comment connaître la vitesse autorisée sans qu’y est les panneaux ? » – Le Monsieur milicien m’a répondue qu’à l’entrée d’une agglomération avec la plaque blanche limitation est à 60km/h., avec la plaque bleu c’est 80km/h et sur les routes 90km/h avec un surplus toléré de 20km. J’ai dis, – « comment savoir tout ça ? » – « vous n’avez qu’acheter un livre de code de la route dans chaque pays que vous visitez ». La question se pose : – « qu’est-ce qui est un permis de conduire international ? »

Ve-RobLes concerts.. ça reste toujours des moments magnifiques et inoubliables. Quelle publique.. ! J’en ai même fait une intervention musicale après un déjeuner dans une ferme de cochons pour les ouvrier(e)s par la commande de chef d’entreprise pour que leurs cochons donnes plus de « lait » le lendemain.

VESur tout mon temps de vacances j’avais le « nuage noir » – la mort subite de mon frère Igor.. suite d’une triple hémorragie interne… à l’age de 42 ans. Mon séjour en Russie j’ai envisageait de passer en grande partis avec ma famille : ma mère, mon frère avec sa femme et deux enfants, Masha 8 ans et Egor 10 ans. Oui, j’ai effectivement passé mon temps avec eux : on a attendu mon frère une semaine dans la réanimation de l’hôpital, 2 jours d’enterrement, 9 jours de deuil… qui n’en finit toujours pas, car plein de choses ne sont pas réalisés : on ne s’est pas tout dit, on n’a pas allé à la pêche, on ne s’est pas assez aimés…

Dans toute cette tristesse s’ajoute une maladie infectieuse de la peau à ma fille Mya – dont les antibiotiques n’existent pas en Russie. Le retour s’annonçait difficile..
Rob, tout ce temps là, était dans une colonie de vacances près de la ville Ijevsk : nourrit, logé et payé pour.. Entouré de fillettes et de garçons de 15ans, admiré pour son aspect américain, musicien rythmicien, sans privé du charme.. Mais, faire la voiture en long distance avec ami Rob n’est pas était très dense : il ne parle presque pas, dort toute la journée, ne sort pas pour picorer au bord de la route, conduit la nuit ayant un fau permis de conduire….

La fin de notre histoire…. Tout c’est produit à la fin de la 2ème journée de route, 100 km avant la frontière Ukrainienne (pour éviter que Rob paye encore son visa en Biélorussie), à 1 heur du matin, suite à une suivante « prise de tête » avec Rob… je l’ai laissée au bord de la route en pleine foret…. et continué seule avec Mya encore 3 jours jusqu’à Paris.
Depuis,… j’ai eu des nouvelles de mes amis à Ijevsk que Rob a fais le demi-tour, en stop allé jusqu’ à Moscou et pris le train jusqu’à Ijevsk, revenu dans la colonie de vacances dont il a passé 1 mois. En suite il a demandé de continuer travailler le mois d’août pour gagner l’argent et acheter le billet de retour à Paris.

Ce qui est pour moi : je récupère doucement mes forces, avec les boutons de fièvres et herpès, 4 kg de surpoids, Mya – sous antibiotiques renouvelle sa peau après des plaies.
Rob est sauve et sein sous la surveillance de mes amis qui lui achèterons les billets de train et avion pour Paris début septembre.

Le Bon Dieu est le seul juge de ce qui était passé…

Merci de votre attention.
Veronika
(fin aout 2007)

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Résumé du voyage-tournée, l’hiver 2008

Compte rendue de mon « voyage-tournée » en Sibérie et l’Extrême Orient (Russie)

20 février – 20 mars 2008

(pour les curieux)

« Avouer son ignorance est une preuve de savoir ;
déclarer sa faiblesse, un signe de pouvoir. » (Perse)
« Знание – свет, незнание – тьма
« Connaissance – la lumière, de l’ignorance – l’obscurité » (Russe)

Ce sont ces deux phrases de sagesses qui m’ont poussés à l’action depuis ma naissance et jusqu’à ce jour..
Le transsibérien  …J’ai traversé la Russie avec le train sibérien, j’ai réalisé mon rêve d’enfance : – « qu’est-ce qu’il y a après/derrière l’Oural ? ». J’étais partis tourmentée de questions essentiels : « qui suis-je ?, d’ou je viens ?, où je vais ? et pourquoi ? »

Le faite d’aller chercher les réponses par moi même – me calmait.

« Tu n’es pas une tchouktche » m’a répondue une femme tchouktchanka en me regardant quand je l’ai demandé si par hasard je n’appartiens pas à leurs tribut.

Vu de la loge de la salle du concert à AnadyrTchoukotka, c’est le bout du monde où l’on peut arriver qu’en avion dont le prix de billet est de 450 Euros en aller simple (Moscou-Anadyr). C’était un exploit pour moi d’aller si loin. Aujourd’hui, après ce voyage, je sais que – tout est possible ! Les gens habitent de partout, même sur la glace pendant 10 mois avec -30, -50 °C  et l’été ne dure que 2 mois où tu n’enlèves pas ta veste et tu ne te baignes pas dans la mer qui se trouve à deux pas de chez toi. C’est extraordinaire ! de quoi est capable un être humain.. !

En tout, j’ai réalisé 9 concerts dans 6 villes : Nijniaia Salda, Nijny Taguil (base militaire), 2 à Tomsk, Novossibirsk, Vladivostok, 2 à Anadyr. Les concerts restent comme des perles d’un collier magique et bénéfique mais entre eux – pure aventure !

Ce qui est très fort et quasiment impossible, c’est de trouver en Europe un train vieux et sale et le prendre pendant 5 jours de voyage, (de Novossibirsk à Vladivostok) ! , par mis les hommes (majoritairement) qui vont tous acheter les voitures japonaises pour les ramener sur « le continent ».Dans le transsibérien

Dans le compartiment ont était 4, moi et 3 hommes. Chacun a sa couchette, sa provisions et son état d’âme. Rien ne s’est passé de spécial, on était sage comme les images  derrière la fenêtre (toujours sale) : les champs couvert de neiges, forets, petits villages en bois et … le lac Baïkal, 600km de longueur, gelé, sous la neige qui brille au soleil !, et.. le vide.., pas un humain, pas de vie.. je ne comprend pas.

Les français, ils aurais déjà fait un superbe lieu touristique agréable à vivre. C’est délirent ! les russes, sont comme des guerriers, pensent toujours que le monde va venir leurs faire la guerre, occuper les terres et leurs priver de traditions. Ça fait « mal au ventre » voir  ce peuplement forcé sur tout le territoire Est de Russie (Sibérie et Extrême orient) et tout juste pour dire que c’est à moi (dit le Tsar) ! Les gens se détruisent la bas, survivent sans un but de la vie. Ca me fait penser à une jeune femme qui se marie avec un homme, avec qui elle ne vivra jamais, qui lui fera les enfants par correspondance sans financer ni s’occuper de leurs existence..

Vivant à Paris, je me sens « en phase » avec la pensée mondial de la paix et de création d’un monde uni face au cosmos. Quel tragédie de l’homme russe qui compte uniquement sur ses muscles de bras et pas d’autres méthodes !Ecole des Arts à Anadyr

J’ai chanté et parlé essentiellement  de l’amour.. J’était « entendue », surtout par des femmes ou, peut être les hommes aussi, ils n’osaient pas à me dire leurs impressions.

J’y retournerai ! Dans cet enfer sur terre qui est le contraire du paradis qu’on nous promets après la mort. Cette religion a bien fait son travail, on ne pense qu’a « se reposer en paix », pas envie de travailler – c’est en vin, et pour je ne sais pas qui.

Apres ça on comprends mieux  le rêve européen : où tout est bien réglé, stable, où on a le temps à penser à l’amour et même le faire…

Pas finit, car – épuisée de réfléchir..

Veronika Bulycheva

3.Voyage au Village Parijevsk – été 2014

Galerie

Cette galerie contient 7 photos.

3 eme partie : 12. Notre groupe d’étudiants en russe – acteurs est reparti. Les 3 Roannais sont allés visiter Ekaterinbourg, Nijniy Taguil et Verhniaia Salda. Nous nous retrouvons tous à Perm pour aller ensemble au nord de l’Oural – Solikamsk et plus … Lire la suite

2.Voyage au Village PariJevsk – l’été 2014

Galerie

Cette galerie contient 12 photos.

2 ème partie : 6. Village Kigbaevo, l’arrivée de toute l’équipe français en avion puis en train (+ 6 personnes). 1er jour du festival Parijevsk le samedi 12 juillet : 7. Ijevsk, capitale de l’Oudmourtie accueil festival Parijevsk, extrait vidéo du concert : [lien] … Lire la suite

Fête de la Musique russe et slave

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Fête de la Musique russe et slave

L’Association Coriandre et l’Association Village Parijevsk se sont réunies pour vous offrir une fête aux couleurs russe et slave.

Une programmation aux accents russes et d’Europe de l’Est vous attend dans le cadre chaleureux et boisé de l’atelier Coriandre.

Il sera possible de déguster sur place des spécialités russes а petit prix.

En ce jour de fête mondiale de la musique, puisse ce langage universel nous prouver sa vocation diplomatique et célébrer l’amitié entre les peuples d’Europe !

Les artistes:
Veronika Bulycheva et Stéphanie Acquette (compositions)
Pavlik Baron de Bennigsen (auteur, compositeur)
Bielka et Souliko (chant traditionnel)
Lesya Tyshkovskaya (poétesse, chanteuse)
…et invités surprise !

Renseignement : 06 80 36 98 75 ou 06 63 45 75 67
Village Parijevsk : https://parijevsk.wordpress.com
Atelier Coriandre : http://atelier-coriandre.org

5ème Festival PariJevsk

Афиша Festival-Parijevsk2014Le 5ème Festival PARIJEVSK, organisé par l’association « Village Parijevsk » en partenariat avec l’administration de la ville d’Ijevsk, à eu lieu en Oudmourtie du 12 à 20 juillet 2014  sur le thème « l’Ecologie de la culture » s’est déroulé sur 2 villes, 5 villages et 1 site historique.

13 participants français ont rejoint le festival dont 5 étudiants de l’Inalco.

Au programme il y avait des concerts, ateliers de cuisine, ateliers de danse afro-contemporaine, théâtre, cessions photos  de Portraits/Lifestyle 

Cette année encore de nombreux artistes se sont réunis pour célébrer l’amitié entre les peuples!

Le théâtre – Des étudiants de l’Inalco ont préparé des sketches pour le public russe, prestation au musée ethnique oudmourte Loudorvai


Gala-concert au Parc « Kosmonavtov » à Ijevsk :
Alice Maurissanne, professeur de danse afro-contemporaine (Toulouse) / le collectif « Вербное воскресенье », avec la participation de Владисвар Надишана / Veronika Bulycheva et Stéphanie Acquette (Paris) / le trio d’accordéonistes « Тринимф » / Anastasia Prokosheva / Mya Bulycheva


Ateliers de danse afro-contemporaine aux enfants, animés par Alice Maurissanne; ont été réalisés aux villages Kigbaevo et Varaksino.


Art culinaire – Julie Pontier présente son plat élaboré avec les ingrédients locaux dans le Festival de la cuisine finno-ougrienne « Byg-byg »


– Durant tout le voyage, le photographe Jean-François Claustre a réalisé une série de portraits des habitants de l’Oudmourtie, ce qui donnera bientôt lieu à une exposition.

Le résumé du voyage en photos

Bilan de notre aventure (par Stéphanie)

Les villes-usines

Notre objectif était de filmer un panorama de l’industrie en Oural, région centrale de la Russie, dont l’emplacement et les richesses du sous-sol en ont fait historiquement son cœur industriel.

Nous souhaitions rendre un portrait de cette région, à travers la rencontre de ses acteurs de l’intérieur : ouvriers, ingénieurs, mineurs, ceux dont la vie et l’histoire familiale est intrinsèquement liée à l’usine, ceux pour qui sa disparition serait un drame. Partout dans ces villes, des affiches, des slogans mettant en valeur les métiers de l’usine, qui l’appellent « rodnoi », adjectif russe intraduisible en français, décrivant un lien intime, de parenté… Difficile de distinguer la propagande du réel attachement des habitants à leur usine, où l’immense majorité d’entre eux travaille de générations en générations. La ville-usine est souvent comme un pays dans le pays, avec ses propres valeurs, ses fêtes, les sorties organisées par le syndicat, son infrastructure sportive, culturelle, son propre hôpital, relayées par la télévision ou le journal de l’usine. L’ouvrier méritant reçoit même un bon de vacances pour aller dans un des centres de repos de l’usine à la mer ou à la montagne, afin de ne jamais oublier, même loin des machines, tout ce qu’il lui doit.

Ainsi nous avons été à la rencontre d’une vingtaine de villes-usines, dont l’existence est dépendante de la production à laquelle elle est associée. Notre voyage se termine symboliquement par une ville née autour d’une carrière d’asphalte – sitôt le gisement épuisé, la ville est tombée en ruines dans les années 70s… Cependant les enfants de l’époque, aujourd’hui adultes, s’y réunissent chaque année le temps d’un weekend afin de se remémorer leur « paradis perdu ». Nikolai, géant aux faux airs de Depardieu, nous dit en refoulant ses larmes qu’ « un homme qui a perdu l’endroit de ses racines est orphelin ».

MagnitogorskL’usine nous fait vivre et nous tue

Ce qui nous intéressait particulièrement est l’ambiguïté de ce lien entre l’homme et l’usine, qui le fait vivre et le tue à la fois. L’espérance de vie en Oural est en effet beaucoup plus basse que la moyenne nationale. Les métiers de la métallurgie mettent l’homme dans des conditions extrêmes : il se bat avec le métal en fusion, cohabite avec des procédés chimiques toxiques qui contaminent l’environnement, en empoisonnant les eaux souterraines, rendant les lacs impropres à la baignade, dénaturant les paysages. Cependant combien de fois ai-je entendu cette phrase (résultat d’un lavage de cerveau ou fascination réelle?) : « il n’y a rien de plus beau que le métal en fusion ». Beaucoup d’enfants naissent asthmatiques dans les grands complexes industriels de Magnitogorsk ou Chelyabinsk. Bien sûr, la population elle-même fait le lien avec l’activité industrielle : mais c’est le prix à payer, les « dommages collatéraux ».

D’autre part, cette activité sert avant tout l’industrie de l’armement. L’Oural est l’arsenal de la Russie, tous les habitants y ont plus ou moins les mains dans le complexe militaro-industriel. Même cette babushka minuscule en costume oudmourte, qui après m’avoir enseigné un chant traditionnel, me confie qu’elle a assemblé des obus toute sa vie, « comme si c’était des jouets ». Ou ce musicien pacifiste, ouvrier à l’usine de missiles, qui me dit qu’un pays fort doit avoir une armée forte… Et Kostia, armurier à l’usine Kalashnikov, avouant à la caméra qu’il « déteste les armes », mais qu’il faut bien nourrir sa famille.

Bilan de notre tournage

 20000 kilomètres en 45 jours, 50 rencontres dans 28 villes différentes…

Le bilan de notre aventure dépasse toutes nos espérances. Partis le 15 juin de Paris, nous n’avons pas passé une seule journée off depuis… Nous avons accumulé 80 heures d’interviews valides et de paysages divers : carrière de talc, d’amiante, mine d’or, usine de titane, de tanks, de locomotives. Tous les contacts établis au préalable, par un travail préparatoire de plusieurs mois, ont été confirmés sur place et ont assuré la qualité du projet. Nous avons eu la chance de filmer en exclusivité dans des usines où aucune équipe de tournage étrangère n’a pu entrer. Nous avons eu la possibilité inouïe de passer la nuit chez le dernier habitant du village Muslimovo, évacué à cause des rejets radioactifs de la centrale voisine. Nous avons pu dans tous les cas recueillir des témoignages sincères, permis par notre maîtrise de la langue et notre statut d’artistes.

Notre voiture, « maison à roulette », a été notre abris pour quelques nuits lorsque nous étions en route entre deux étapes. Mais nous avons avant tout été les victimes consentantes de la légendaire hospitalité russe, et avons été hebergés et nourris jusqu’aux oreilles chez l’habitant tous les 2 jours.

Le développement d’une conscience globale

 Notre démarche a été l’occasion pour beaucoup de « vider leur sac », d’enfin parler de cette angoisse dans laquelle ils vivent, pour eux-mêmes et leur enfants. Une femme de Kambarka, où se trouve un centre de retraitement des armes chimiques, nous a confié avec beaucoup d’émotion la peur panique qu’elle avait d’élever ses enfants dans cette ville, l’impossibilité d’en partir… Des enfants de Karabash, l’une des villes les plus polluées du monde (dans la région de Chelyabinsk), nous disent en sautant entre des flaques fluorescentes rouges, vertes, que la seule solution pour que la ville redevienne propre est d’en enlever définitivement l’usine et de mettre des arbres à la place.

Notre voyage ne s’est pas passé sans encombre : nous avons été arrêtés à plusieurs reprises. Jamais de raison valable, outre le fait que nous nous intéressions de trop près à des choses qui sont censées rester secrètes. Seulement, la peur éprouvée comme l’attitude des policiers est d’une autre époque.  « En Russie, tout est secret, mais tout se sait » disait déjà la tsarine Catherine II. La vie des gens de l’Oural nous concerne, en tant que Français, et en tant que citoyens du monde. Le titane de nos Airbus, l’acier, le potassium indispensable à l’agriculture viennent d’Oural. Notre uranium usagé y est envoyé pour être réenrichi, dans cette centrale même près de Chelyabinsk, tandis que les villages voisins tels Muslimovo sont traversés par la Techa, rivière hautement radioactive.la rivière Techa

Beaucoup d’interviewés ont accepté de parler, à la condition que le film ne soit pas montré en Russie. Nous mettant dans la peau de journalistes d’investigation russes pour ce travail, nous avons ressenti la réelle pression et le danger non moins réel qu’ils ont à exercer leur activité de recherche de la vérité. Nous nous sommes mis en relation avec des militants des droits de l’homme, notamment l’association Memorial dans son antenne d’Ekaterinbourg. Les murs de l’escalier menant à la salle de réunion sont émaillés des portraits de leurs journalistes assassinés (parmi lesquels la plus connue en France, Anna Politkovskaia).

Communication

Nous avons régulièrement relaté nos aventures sur ce blog, par le biais de carnet de route, de photos, des pensées secrètes de Jérémy ou d’Alanis, notre chienne aussi de l’aventure…

Les médiaux locaux se sont aussi beaucoup intéressés à notre projet. On peut notamment consulter sur internet (avec sous-titres français) les reportages que nous consacrent des télévisions locales :

En parallèle de notre tournage, nous avons organisé un festival écologique dans 5 villes et villages d’Oural : Kigbaevo, Votkinsk, Chaikovsky, Ijevsk et Glazov. La journée se composait de conférences le matin avec des intervenants russes et français, sur des thèmes écologiques, et d’ateliers pour enfants l’après-midi. Par exemple, un atelier d’art plastique à base de recyclage. Au goûter, nous proposions des cocktails de fruits et de légumes. Le soir, artistes russes et français partageait la scène.
Voir l’album photo du festival à Ijevsk

Et maintenant…

Depuis notre retour à Paris, nous entamons la deuxième étape de l’aventure : le montage du film. C’est un travail laborieux de part l’abondance de rushes valables et l’étendue du tournage. Nous réfléchissons à construire une série documentaire de 3 ou 4 film, consacré à une région de l’Oural en particulier.

Sous l’égide de Cheburashka

La première projection aura lieu fin mars 2014 dans l’auditorium de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales.

A l’usine de titane AVISMA

Vidéo

Nous avons eu l’occasion unique d’entrer et de filmer dans l’usine AVISMA/VSMPO à Berezniki. L’entreprise est leader de la production mondiale de titane et de magnesium.
La télévision de l’usine filme notre visite.

Première page sur nous et article en p.4 dans le journal de l’usine, Металлург