Résumé du voyage-tournée, l’hiver 2008

Compte rendue de mon « voyage-tournée » en Sibérie et l’Extrême Orient (Russie)

20 février – 20 mars 2008

(pour les curieux)

« Avouer son ignorance est une preuve de savoir ;
déclarer sa faiblesse, un signe de pouvoir. » (Perse)
« Знание – свет, незнание – тьма
« Connaissance – la lumière, de l’ignorance – l’obscurité » (Russe)

Ce sont ces deux phrases de sagesses qui m’ont poussés à l’action depuis ma naissance et jusqu’à ce jour..
Le transsibérien  …J’ai traversé la Russie avec le train sibérien, j’ai réalisé mon rêve d’enfance : – « qu’est-ce qu’il y a après/derrière l’Oural ? ». J’étais partis tourmentée de questions essentiels : « qui suis-je ?, d’ou je viens ?, où je vais ? et pourquoi ? »

Le faite d’aller chercher les réponses par moi même – me calmait.

« Tu n’es pas une tchouktche » m’a répondue une femme tchouktchanka en me regardant quand je l’ai demandé si par hasard je n’appartiens pas à leurs tribut.

Vu de la loge de la salle du concert à AnadyrTchoukotka, c’est le bout du monde où l’on peut arriver qu’en avion dont le prix de billet est de 450 Euros en aller simple (Moscou-Anadyr). C’était un exploit pour moi d’aller si loin. Aujourd’hui, après ce voyage, je sais que – tout est possible ! Les gens habitent de partout, même sur la glace pendant 10 mois avec -30, -50 °C  et l’été ne dure que 2 mois où tu n’enlèves pas ta veste et tu ne te baignes pas dans la mer qui se trouve à deux pas de chez toi. C’est extraordinaire ! de quoi est capable un être humain.. !

En tout, j’ai réalisé 9 concerts dans 6 villes : Nijniaia Salda, Nijny Taguil (base militaire), 2 à Tomsk, Novossibirsk, Vladivostok, 2 à Anadyr. Les concerts restent comme des perles d’un collier magique et bénéfique mais entre eux – pure aventure !

Ce qui est très fort et quasiment impossible, c’est de trouver en Europe un train vieux et sale et le prendre pendant 5 jours de voyage, (de Novossibirsk à Vladivostok) ! , par mis les hommes (majoritairement) qui vont tous acheter les voitures japonaises pour les ramener sur « le continent ».Dans le transsibérien

Dans le compartiment ont était 4, moi et 3 hommes. Chacun a sa couchette, sa provisions et son état d’âme. Rien ne s’est passé de spécial, on était sage comme les images  derrière la fenêtre (toujours sale) : les champs couvert de neiges, forets, petits villages en bois et … le lac Baïkal, 600km de longueur, gelé, sous la neige qui brille au soleil !, et.. le vide.., pas un humain, pas de vie.. je ne comprend pas.

Les français, ils aurais déjà fait un superbe lieu touristique agréable à vivre. C’est délirent ! les russes, sont comme des guerriers, pensent toujours que le monde va venir leurs faire la guerre, occuper les terres et leurs priver de traditions. Ça fait « mal au ventre » voir  ce peuplement forcé sur tout le territoire Est de Russie (Sibérie et Extrême orient) et tout juste pour dire que c’est à moi (dit le Tsar) ! Les gens se détruisent la bas, survivent sans un but de la vie. Ca me fait penser à une jeune femme qui se marie avec un homme, avec qui elle ne vivra jamais, qui lui fera les enfants par correspondance sans financer ni s’occuper de leurs existence..

Vivant à Paris, je me sens « en phase » avec la pensée mondial de la paix et de création d’un monde uni face au cosmos. Quel tragédie de l’homme russe qui compte uniquement sur ses muscles de bras et pas d’autres méthodes !Ecole des Arts à Anadyr

J’ai chanté et parlé essentiellement  de l’amour.. J’était « entendue », surtout par des femmes ou, peut être les hommes aussi, ils n’osaient pas à me dire leurs impressions.

J’y retournerai ! Dans cet enfer sur terre qui est le contraire du paradis qu’on nous promets après la mort. Cette religion a bien fait son travail, on ne pense qu’a « se reposer en paix », pas envie de travailler – c’est en vin, et pour je ne sais pas qui.

Apres ça on comprends mieux  le rêve européen : où tout est bien réglé, stable, où on a le temps à penser à l’amour et même le faire…

Pas finit, car – épuisée de réfléchir..

Veronika Bulycheva