en Oudmourtie (de Stephanie)

Comme toujours ici, la realite est bien trop dense pour ceder au temps de l ecriture, de l arret sur image qui suppose qu on s abstrait un moment de ce present si intense… Ainsi impossible d etre prolixe quand les sensations depassent le temps necessaire pour les assimiler, les retravailler pour les transformer en recit, capable de donner aux absents une sensation de ce qui se produit ici.

Nous ne connaissons presque pas de repos. Des tournages tous les jours, autant de rencontres bouleversantes, tous les paradoxes vivants de l humanite coexistent en Russie. Une adorable babushka oudmourte qui chante et danse confie a la camera qu elle a passe sa vie a construire des missiles, « comme des jouets », elle nous raconte le jour ou l entrepot d armes a Pugachevo a explose, ce « badaboum », les obus qui tombent dans le jardin, 24 heures d explosions sans treve, « la guerre? », les soldats qui abandonnent la ville, laissant les civils se debrouiller, puis les 2500 euros promis pour dedommager les victimes qui se sont transformes en 25 euros (c etait il y a trois ans)

Il y a aussi ce musicien humaniste qui travaille a l usine de missile de Votkinsk, visage d ange porteur d espoir, beaucoup d intelligence et de ferveur a discuter avec nous, nous affirme qu une arme est une oeuvre d art au meme titre que la musique, qu un pays doit s armer pour rester fort, qu il utilise ce bon salaire a bon escient. Et le directeur de l ecole de cadets d Ijevsk, veritable transfuge du XIXe, nous disant qu un officier doit avant tout pouvoir danser au bal et seduire les femmes par sa culture, si emu de nous montrer la photo ou Mihail Timofeevitch (Kalashnikov, createur du fameux automate) touche l epaule de sa petite fille…

Bien sur, mes opinions me dictent une certaine orientation du montage a venir… Cependant je ne veux pas faire un film de propagande, la realite est trop complexe pour ceder a ce travers. J aime que toutes ces voix qui m apparaissent paradoxales s expriment, au spectateur reviendra d analyser ce visage composite incarnant la complexite de l etre.

Témoignages de participants au festival « Parijevsk » en 2011

Sonia Moussungu (d’origine russe, vit à Paris)

Sonia Mussungu

Sonia Mussungu

Je suis très contente et émue. Pour moi, qui ne suis pas artiste, le rythme a été trop rapide (concerts et visite). J’ai été ravie par la rencontre avec les gens qui sont très gentils (vraiment pas parisiens!) J’ai regretté que les ateliers thématiques n’aient pas été suffisamment annoncés afin que davantage de personne viennent échanger.  Je serais prête à refaire ce genre de rencontres professionnelles. Je pense aussi que les gens seront peut-être plus curieux et informés l’année prochaine. Encore merci à tous ceux qui nous ont accueillis, rencontrés.


Vassili et Tatiana

Vassili et Tatiana

Tatiana Moussungu (11 ans)

J’ai trouvé ce festival très bien, le but était très intéressant. Cela devrait être plus long, fait sur 2 semaines : 1 partie en France, 1 partie en Russie


Vassili Moussungu (9 ans)

J’aurais voulu plus de concerts, plus de rencontres avec des jeunes. J’aimais bien dormir chez l’habitant, à Votkinsk. »


Mya Boulytcheva (10 ans)

Mya

Mya

Bonjour à tous. Je m’appel Mya , j’ai 10 ans, j’habite en France à Maisons Alfort. Je vais en Russie depuis l’age de 2 ans et demi car ma grand mère y habite. Elle s’appel Lya Petrovna, elle habite en Oural, précisément à  Kigbaevo . Moi, j’adore cet endroit, ce petit village avec des petits maisons en bois et c’est très rigolo, ça me fait pensait à des maisons de poupées. Mais c’est vraiment celui que je préfère parce qu’il est très génial et il y a ma meilleur amie qui habite. Puis on peut faire tout ceux qu’on veut et revenir à l’heur qu’on veut sans les parents et moi j’ aime bien ça ! Je déteste les villes en Russie ça fait vroumm.., vroumm et c’est tout, et c’est pas propre. On peut se baigner dans le lac ou dans la rivière. ☺
Vive KIGBAEVO!!


Pascale-Stepgane

Pascale et Stéphane Brastchi

Stéphane et Pascale (les Suisses, vivent à Genève)

Chère Veronika, chère Irina, nous avons vécu un voyage vraiment inoubliable !!!  15 jours de dépaysement complet avec des rencontres surprenantes : par  exemple le « dernier trolleybus » а Moscou après le concert quand le chauffeur du
bus a chanté pour nous en nous ramenant а Arbat, des espaces surprenants :  par leur étendue, pour nous suisses qui vivons une forte densité de peuplement  dans tout le pays des situations surprenantes : comme les (més)aventures de
l’hotel а Sarapoul,et des gens si adorables et chaleureux tels que Youri et sa  famille, Irina et la maman de Veronika et l’accueil а la gare de Sarapoul avec chants, danses, brioche et miel : йmotions ! et le festival : un folklore  oudmourte – musique et danses – vivant, palpitant, passionné j’ai été en particulier profondément ému par les chants des 3 jeunes femmes accompagnées а la cithare (krezh) а Ijevsk.
Stephan – nous avons été frappés par :
– le grand respect mutuel des passagers des trains : nous ne nous y attendions pasen Oudmourtie :<
– le respect des automobilistes pour les transports publics et les piйtons : encore mieux qu’en Angleterre
– le niveau de vie des gens est trиs différent du notre : et leurs problématiques et leurs priorités sont bien différentes des nôtres regrets :
– il est difficile de communiquer avec les gens sans maîtriser un tant soit peu la langue russe et la plupart des gens n’arrivent pas а parler lentement ou avec des mots
simples pour les étrangers. Vraiment pas évident meme en ayant pris des cours, mais je suis motivé pour poursuivre l’apprentissage
Pascale: durant le voyage j’ai appris а déchiffrer l’alphabet cyrillique
– ne pas avoir pu dormir au village oudmourte (а cause de la météo) ni chez l’habitant nous nous en réjouissions de plus les récits de ceux qui ont pu le vivre montraient la richesse de ces rencontres et puis ce voyage ça a été aussi un dépassement de soi :
– la préparation de la participation au festival, apprendre а gérer son trac
– la préparation de la conférence ce fut l’occasion de découvrir qu’on devient en quelque sorte un ambassadeur de son pays.  Vraiment chouette !

Stephan : moi je suis partant pour une nouvelle aventure, si l’occasion se présente et nous nous réjouissons rester en contact et de vous accueillir chez nous, dиs que vous aurez l’occasion de venir а Genève.
Merci du fond du cœur !
Stéphane et Pascale